Exposition Aux Anges
Du 12 décembre 2025 au 15 janvier 2026
Annie Bugnon, Akiko Hoshina, Chahab, Jean-Pierre Gspann (Peter Span)
« Aux Anges »
A l’occasion des fêtes de fin d’année, la Minoterie revêt son plus beau manteau et se pare de mille couleurs pour accueillir l’installation de quatre artistes venus d’horizons différents. La rencontre fait sens dans un partage poétique qui dissipe dans l’air autant de récits tourbillonnants s’imbriquant les uns dans les autres. Les anges volent dans la métamorphose d’un battement d’aile. Les lignes rectilignes et cosmiques de Jean-Pierre GSPANN coupent et croisent les trajectoires plus sinueuses du vol des oiseaux de CHAHAB, aux sons des prophéties d’Akiko HOSHINA, déposant des ombres délicates sur les parures hallucinantes d’Annie BUGNON...
Comme dans un rêve, dans une fusion de formes et de matières, une féérie envahit l’espace du lieu, une chorégraphie souligne par la même occasion l’élan de cette architecture et la verticalité de son histoire dans laquelle plus de 20 ans d’expositions, de propositions se sont succédées à un rythme soutenu.
« Aux Anges », plus que jamais, une ode, un chant, pour souligner notre vœu d’abolir les limites du raisonnable et de révéler l’enthousiasme de nos artistes pour qui rien n’est impossible.
« Aux anges, aux âmes inspirées »...
D'air et de pierre
Du 12 septembre au 23 novembre 2025
Loïc Arnaud, Chahab, François-Xavier Fagniez, Pierre Fournel, Uwe Klamka, Sophie Lassègue, Ivan Lassère, Giovanni Morello, Elena Peinado
« L’artiste a toujours porté un regard aiguisé sur la nature. Des premières représentations autonomes à l’introspection physique du paysage, le thème est devenu un lieu commun.
Au-delà de la représentation du sujet, que retient l’artiste de cette expérience, que nous transmet-il ? Une ode, un sentiment intime de plénitude, nous en conviendrons, mais gageons que ce soit aussi un message nous alertant de sa transformation inexorable.
L’artiste n’a désormais plus comme seule ressource que de pointer du doigt la part invisible et fragile de notre environnement, sa mémoire comme l’empreinte que l’homme lui inflige. Le vivant est désormais au cœur d’une réflexion qui dépasse les frontières de l’art. Pourtant, l’artiste a souvent prophétisé. Peut-être dans le désert, d’ailleurs.
Dans le « Printemps », célèbre œuvre de Sandro Botticelli, on peut observer deux poumons qui se dessinent dans le feuillage de l’arrière-plan. Il est fort possible que ce soit le fruit du hasard...
« D’air et de pierre » est d’abord un poème ou une louange témoignant d’une contemplation teintée d’inquiétude. La métamorphose de la nature ne se perçoit pas au premier coup d’œil. On pourrait même affirmer que cette métamorphose, si nous écartons le rythme des saisons, nous est étrangère.
Pour autant, c’est notre compagne au quotidien, et pour l’artiste, parfois, une compagne d’atelier. Vincent Van Gogh ne communiquait plus qu’avec elle, restituant, dans ses dernières représentations, sa vibration et son énergie vitale.
À l’occasion de cette exposition, une table ronde organisée avec des acteurs locaux permettra de soulever des questions sur les consciences environnementales et de donner la parole à ceux qui vivent la nature de l’intérieur, qui l’observent au plus près et s’inquiètent des enjeux écologiques, notamment dans le monde rural à proximité de la Minoterie. »
